Rencontre, entretien avec une femme, un homme au parcours, à la culture, à l'engagement singulier

► Prochaine rencontre : le jeudi 1er juin 2017 avec Gabriella GOLDSTEIN, américaine.

rencontre qui se tiendra à l'issu de l'Assemblée Générale de l'association Unidivers.

Bref rappel sur des rencontres déjà vécues…

Décembre 2014 : avec Mohamed Kacimi et Isabelle Starkier,  Le directeur de l’auditorium de Seynod avait programmé pour ce mois de décembre la pièce de théâtre « A la table de l’éternité » et avait demandé à Unidivers d’assurer l’animation de l’échange avec le public à l’issue de cette représentation. Quand le sujet est biblique et universel, que l’auteur est Mohamed Kacimi,  d’origine algérienne, en France depuis trente cinq ans et grand amoureux de la langue française, que la metteur en scène, Isabelle Starkier,  a ses racines dans le judaïsme, et que cette diversité s’unifie dans une création théâtrale , voilà de quoi intéresser Unidivers. La Bible a souvent inspiré le cinéma ou la littérature, le théâtre moins fréquemment. Le livre de Job, au théâtre, c’était inédit. De ce texte mythique, la compagnie d’Isabelle Starkier en proposait une lecture moderne et revisitée par l’actualité de notre temps. Après le spectacle, nous avons vécu un moment intense, avec la metteur en scène et les acteurs revenus au bord du plateau pour échanger avec les spectateurs sur les questions nées de cette représentation.

 
Octobre 2014 : avec François PONCHAUD, prêtre des missions étrangères, vivant au Cambodge, présent en France pour 2 mois. Son dernier livre « Histoire du Cambodge, des Khmères rouges à aujourd’hui » a servi de support à sa conférence, voulant surtout nous expliquer la difficulté du monde occidental à comprendre la complexité du peuple khmère. Les réactions dans la presse, et même dans notre entourage, marquées par la culture judéo-chrétienne, face au jugement de Duch,  dernier responsable du génocide khmère, il y a vingt cinq ans, nous font poser la question des droits de l’homme. Sont-ils universels ? Merci à François qui chaque année depuis plus de dix ans, vient nous rencontrer. Nous pouvons suivre aussi les nouvelles du Cambodge en allant sur le site : Eglises d'Asie [eglasie@newsletter.mepasie
 

Novembre 2013 : avec le Frère Jean-Pierre, moine de l'abbaye de Tamiè, partenaire du dialogue religieux Inter Monastique. (DIM). En 1978, le pape Jeau-Paul II demande aux abbés primats bénédictins d'initier un dialogue avec d'autres traditions monastiques et en priorité avec les traditions bouddhites. De là est né le DIM. En France, une dizaine de monastères y participent, dont Tamié, et frère Jean-Pierre a pu vivre ainsi 3 semaines dans un monastère bouddhiste au Japon, et à l'inverse des moines bouddhistes sont venus vivre plusieurs semaines à Tamié. 

Avril 2012 :  avec Guillaume A. Kambouounon. Une rencontre marquante avec Guillaume, béninois, oblat de Saint-François de Sales. Marquante déjà par la personnalité de Guillaume : son allant et sa joie totalement communicative, sa vivacité et sa profondeur intellectuelle, et puis la connaissance, le profond respect, l’amour pour sa culture et son peuple d’origine.
Deux moments forts de ce dialogue : Tout d’abord, Guillaume nous fera  sentir avec beaucoup de force  ce qui l’a amené à suivre la voie chrétienne, particulièrement ce que fut adolescent son émotion à la lecture de la bible comme un chemin de liberté. Liberté par rapport aux pesanteurs, aux interdits,  au pouvoir de la religion traditionnelle animiste. La lecture du «  traité de l’amour de Dieu »  de St François de Sales sera pour lui également un moment fondateur, dans la liberté et l’ouverture d’esprit qu’il y découvre. Ensuite, dans la ligne de ce que Unidivers a tenté de creuser cette année, c’est-à-dire le rapport indissociable entre culture et religion, Guillaume nous montrera avec de nombreux exemples, comment, tout en sachant rester à une juste distance des magies de la culture béninoise , il réussit en la prenant en compte, à faire de sa foie chrétienne un vrai chemin d’humanisation, de libération pour ceux avec qui il rentre en relation.
 

Mars 2011 :  avec  Pierre MARMILLOUD et Maurice CUSIN,  prêtres du diocèse d’Annecy,  ayant passé de longues années avec le peuple Quetchua et Aymara.  Ils nous diront leur expérience de la confrontation entre leur culture occidentale et la culture amérindienne. Comment  tente de s'inculturer  l'Evangile en Bolivie, et comment  se situer au retour en France.

Juin 2010 : avec Colette HAMZA, sœur Xavière, membre du SRI.  (Secrétariat des Relations avec l’Islam),et Intervenante à l’ISTR de Marseille. (Institut de Sciences et Théologie des Religions)
Où en est-on du dialogue islamo-chrétien ?  Qui sont les acteurs de ce dialogue ? Réussites et difficultés ?
« Dans le dialogue inter religieux, le chrétien n’est pas dans la situation de celui qui apporte tout à quelqu’un qui n’a rien. Il est aussi celui qui reçoit, qui découvre à nouveau son identité chrétienne alors qu’il est interpellé par d’autres religions, d’autres cultures et d’autres manières de réaliser sa vocation religieuse. » (Claude GEFFRE  – "de Babel à Pentecôte" )
 

Fevrier 2006 : avec Mirdat PEDARI, un des enfants afghans, qui a été recueilli et élevé par le père de Beaurecueil à Kaboul et qui nous présentera le film :" Le pain et le sel" court métrage qui relate l'oeuvre et la force du travail de ce dominicain auprès des enfants. Mirda travaille maintenant dans un service de l'ONU auprès des réfugiés – Il nous dira de son enfance : –  "nous étions tellement différents, tous les enfants de Kaboul auprès du Père de Beaurecueil, et pourtant nous sentions et vivions toute la beauté de cette diversité, parce qu'il y avait quelque chose de plus fort que toutes ces différences, c'est que nous étions tellement proches dans les malheurs du coeur…."

Mars 2005 : avec Thérèse ABDELAZIZ, auteur du livre : "Je, femme d'immigré", paru en 1987. Thérèse témoigne simplement du quotidien que fut le sien il y a 40 ans quand elle, française, épouse un algérien : vexation, racisme, discrimination…) Un témoignage d'amour et de colère, de lucidité et d'espérance. Elle nous dit aussi ce que vivent ses enfants aujourd'hui et leurs difficultés à assumer leur double culture.

Octobre 2004 : avec Méas PECH METRAL,, arrivée à 18 ans à Annecy, après avoir connu l'horreur des camps Khmers rouges au Cambodge son pays natal. Pas épargnée par la souffrance physique et psychologique, Méa est pleine d'énergie et nous communique son optimisme : elle conclut la rencontre par ce beau proverbe cambodgien, pour affûter notre sérénité :
"C'est par les méandres que l'on entre dans l'estuaire, C'est au débarcadère que l'on accoste la jonque, C'est par les pays frontières que l'on rentre au pays".