MES DEUX FENETRES Cri d’alarme – Chant d’espérance

 

La crise planétaire de notre temps est la conséquence du phénomène de mondialisation, le vivre ensemble du vivre ensemble par les voyages des personnes, par les transports des marchandises, par la circulation virtuelle de l’argent, par les communications à l’instantané des informations si ce n’est par leur anticipation.

Je voudrais surtout attirer l’attention sur la nécessité qui s‘impose à nous de prendre conscience que nous sommes face à une mondialisation qui cumule des crises variées, qui concernent tous les éléments constitutifs de la vie sociale de tous les continents

 

La clé de la solution à ce problème massif est la liberté sous sa forme individuelle ou dans une des formes collectives, les associations, qui structurent la vie civile, culturelle, économique, religieuse, sportive ou de loisirs…

La vie sociétale du monde actuel se complexifie et s’inter – active d’une façon démesurée.

Qu'il me soit simplement permis d'alerter le lecteur sur l’amplitude et la variété des conséquences de la crise qui menace la planète.. Nous avons à faire à un solide tissu de crises où chacune, particulière, s’emmêle et s’enchevêtre avec d’autres, soit pour s’opposer, soit pour accélérer ou freiner le mouvement. Tout est compliqué. La simplicité de la vie d’autrefois est en opposition ou en contradiction avec la complexité de la vie moderne.

 

Comte, duc, roi, empereur, démocratie.

Ces mots désignent les personnalités qui exerçaient un pouvoir politique.

Certains entretiennent encore la nostalgie de la vie dans leurs châteaux ou dans leurs maisons fortes. Ils grossissent assez souvent les effectifs des partis politiques de droite sans pour autant faire preuve de militance. On rencontre encore ces mentalités ou ces sensibilités dans certains milieux de religieux.

Tout ceci manifeste très ouvertement combien est difficile la vie démocratique, difficile et exigeante en matière de valeurs morales ; exigence notamment de contrôle rigoureux (la démocratie interne) ou la vie inter- états.

La démocratie, gouvernance du peuple par le peuple, est une utopie mais ne faut-il pas une utopie pour que survive la démocratie ?

 

Mondialisation

A l’heure où s’avère la nécessité d’une Europe forte et dynamique, partout sur la planète apparaissent fissures, fractures et ruptures qui compromettent une unité indispensable pour que soit maintenue la vie et la survie.

Une conclusion s’impose. Il est urgent de prendre conscience du rôle unificateur ou du moins coordinateur que doit exercer l’Europe pour le maintien de l’univers en vie ou en survie, pour que le spirituel ait sa place dans le fonctionnement du monde.

 

Chant d’espérance

Se sont succédé deux papes qui ont marqué leur temps : Benoît XVI, théologien, enseignant et patron de la Congrégation du Saint Office pendant une vingtaine d’années et Jean – Paul II , pasteur de style charismatique, avec un goût prononcé pour les grands rassemblements.

C’est à leur suite qu’a été élu pape le cardinal argentin Jorge Bergoglio. Ce fut une grande surprise, un pape venant d’Amérique, plurilinguiste et qui prenait le nom de François ( d’Assise), ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé faire. C’est sa simplicité qui surprendra les fidèles et même les non-croyants.

A peine arrivé, il publie les 15 commandements de la bonne gouvernance de la Curie. Pas de grandes théories mais des choses simples qui exigent beaucoup, c’est le prix du quotidien.

Il ne faut pas négliger l’importance de ces discours au Palais des Congrès et à la Maison Blanche, à New York et à Bangui récemment. Le document qui sera le plus influent restera probablement l’encyclique Laudato Si, élaborée par plusieurs commissions organisées par le Vatican. Un monument de géopolitique qui dessine les structures du futur univers dans lequel pourront vivre et survivre dans une bonne entente tous les humains. Immense chantier et combien riche d’espérance !

Une chance, depuis 3 ans ce pape François, chef du plus petit Etat du monde, à la tête d’un peloton où les distances se mesurent en centième de seconde.

Victoire de l’homme à l’avantage de l’homme !

Hyacinthe Vulliez